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N° 6 - Surpoids et obésité

l’HAS publie ses recommandations et confie au généraliste le soin de régler le problème.

En septembre 2011, dans la suite de l’avis de l’ANSES publié en début d’année 2011, l’HAS remet le couvert. Halte aux régimes yoyo répétés, aux régimes déséquilibrés mettant en risque ceux qui les suivent.

L’HAS confie au médecin généraliste en tant que médecin de premier recours, la prise en charge des adultes en surpoids ou présentant une obésité et publie desoutils qui vont le guider dans sa tâche. Cette prise en charge repose sur l’éducation thérapeutique du patient, avec un suivi régulier et prolongé d’au moins deux ans. Elle doit intégrer une éducation diététique, des conseils sur l’activité physique et la sédentarité, ainsi qu’un accompagnement psychologique.

Cette publication intervient peu après l’annonce du Plan Obésité et du PNNS-3 en juillet pour une mobilisation générale de notre système de santé et de prévention. 36 Centres de références vont être agréés pour le traitement des obésités sévères, des équipes de soins pluridisciplinaires constituées pour un traitement global de cette pathologie. Ces centres recevront chacun 70000 euros de dotation. 40 millions d’euros par an sur 3 ans vont être affectés au plan. A mettre en parallèle des 3 à 5 milliards d’euros que coûte annuellement directement le traitement de l’obésité en dépenses de santé.

En France 6 millions d’adultes sont obèses et 14 millions en surcharge pondérale pour 83000 généralistes soit 1 médecin pour 250 adultes atteints. Mission quasi impossible pour ces médecins qui devront pour la plupart se former à la nutrition.

Alors pourquoi ne pas inventer de nouvelles solutions en mobilisant tous les acteurs et intervenants de la chaîne alimentaire, de la production, la transformation, la distribution et les différentes formes de restauration, les diététiciennes, les associations, les services sociaux … ?

Les diététiciennes sont des professionnels de l’alimentation et de la santé et sont aptes à réaliser la première intervention des changements d’habitudes alimentaires. Pourquoi les avoir oubliées dans le dispositif, notamment dès que la surcharge apparait ? Tout comme les kinésithérapeutes pour une activité physique adaptée.

Médicaliser la première intervention, si elle sert des intérêts particuliers, ne sert pas l’intérêt général surtout en période de crise économique.  

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